Archive for the 'considerations' Category

A “must see” video about motivation: RSA Drive

An absolutely fantastic 10′ video about motivation, money, purpose, management, engagement… It really gets you thinking if you haven’t started already.

Via @niptechpodcast

Nexus One versus iPhone 3GS: bilan après 15 jours

Et voilà, cela fait bientôt 15 jours que j’ai pris possession de mon Nexus One et je l’adore.  La comparaison avec l’iPhone 3GS est bien sûr inévitable et un petit bilan s’impose :

Technologie

Ya pas photo, le Nexus One est pratiquement  2x mieux sur tous les plans, cf. cette excellente infographie piquée chez thenextweb.com:

The Next Web: Nexus One vs iPhone 3GS infographics. Cliquer pour la version zoomée

The Next Web: Nexus One vs iPhone 3GS. Cliquer pour la version zoomée

Seul bémol de ma part par rapport à l’analyse ci-dessus: la sensibilité du Touchscreen. Peut-être ai-je naturellement l’habitude d’appuyer un peu fort? En tous les cas, je ne vois aucune différence entre l’iPhone et le Nexus One, à mes yeux, ou plutôt, à mes doigts, la sensibilité et la précision sont de qualité tout à fait comparable entre les deux appareils.

Mais la technique n’est pas tout…

Philosophie: l’ouverture du Nexus One

Là où l’iPhone est tout fermé, le Nexus One, sur plate-forme Android 2.1 (open Source) est tout ouvert, et c’est ce qui a motivé mon achat. Chez Google, l’utilisateur décide de ce qui est bon pour lui. Tandis qu’Apple sait mieux et décide pour vous. Apple décide par exemple que le multi-tasking n’est pas bon pour la batterie et refuse de laisser tourner en arrière-plan les applications tierces. Résultat: lorsque j’arrive au bout d’un podcast ou d’un livre audio pendant un jogging tandis que l’application RunKeeper logue mon parcours via GPS, j’ai le choix entre ne plus rien écouter, réécouter le même podcast ou interrompre RunKeeper, qui n’est pas autorisé à tourner en arrière plan pendant que je change de morceau! Ceci dit, des améliorations à ce niveau-là sont promises pour la release 4.0 de l’OS de l’iPhone, on se réjouit de voir.

De même, impossible d’envoyer un SMS sans interrompre la radio en streaming sur l’Iphone, ce qui est complètement ridicule… Et là, je ne parle que multitasking. Apple fait la pluie et le beau temps sur les applications installables, vous interdit formellement de changer de carte SIM à l’étranger (du coup, pas d’internet entre deux points d’accès wifi), ne vous laisse pas changer votre batterie, ni votre carte mémoire, ne respecte pas le standard Bluetooth (du coup, je me prends tout le temps les pattes dans le fil au lieu d’utiliser le vieux main libre stéréo bluetooth A2DP que je possède depuis plus de 3 ans et qui est compatible avec tous les autres téléphones prenant en charge le standard Bluetooth 2.0)…

Je ne m’arrêterai même pas sur la prise en charge des formats audio et vidéo.

Enfin, last but not least: l’Iphone requiert l’utilisation du stupide iTunes pour la synchronisation et l’échange de fichiers. iTunes est lourd, mal foutu, gourmand, buggé, rien à voir avec le fameux “wow” de l’expérience utilisateur Mac… C’est pire que du Microsoft. Impossible d’ajouter un morceau à une playlist depuis l’iPhone, impossible d’utiliser l’iPhone en mode clé USB pour y ajouter ou en enlever des morceaux depuis n’importe quel ordinateur: sous peine de perdre tout le contenu, il ne faut connecter l’iPhone qu’au seul et unique ordinateur contenant la librairie iTunes associée. Dans mon cas, c’est super contraignant! J’ai tout dans le cloud, y compris mes fichiers audio, et je n’utilise les ordinateurs que comme de simples terminaux. Je peux accéder à toutes mes ressources depuis n’importe quel ordinateur sur la planète, mais si je veux les balancer sur l’iPhone, il me faut mon laptop du bureau, que je trimballais partout du coup, just in case…

Période révolue, car le Nexus One est un système complètement autonome, qui peut fonctionner en mode USB sur n’importe quel PC pour une éventuelle synchro, et qui peut également et surtout se débrouiller tout seul… J’y décharge la musique depuis mp3tunes via une application Android, idem pour les podcasts. J’ajoute les morceaux aux différentes playlists tandis que je les écoute, je peux même changer de livre audio en plein milieu d’une séance de jogging, ajoutant l’ivresse de liberté aux bienfaits du sport!

Bref, il n’y a pas photo, sur ce plan-là, la supériorité absolue du Nexus One est incontestable!

Expérience utilisateur: l’ergonomie de l’iPhone

L’ouverture a un prix… Et l’iPhone a encore de beaux jours devant lui. L’écosystème Apple est complètement cohérent, les applications se connaissent entre elles, les standards qualité et le niveau de test sont inouïs! Rien de tout cela dans le Nexus One: les applications crashent et ne communiquent pas entre elles. Exemple tout simple: pas d’équivalent de l’application iPod sous Android. Il faut une application pour la musique, une autre pour les podcasts et une 3e pour les livres audio… Et le bouton Play/Pause de la télécommande du main libre (filaire ou bluetooth) fait démarrer les deux autres lorsqu’on en arrête une… Logique, mais franchement naze…

Dans le registre ergonomie toujours, si le son du Nexus One est bestial, les écouteurs sont conçus pour des géants! J’ai manifestement de relativement petites oreilles, et ça me fait franchement mal. Je dois utiliser les écouteurs de l’iPhone pour arrêter de souffrir, dommage!

Bon point quand même pour l’expérience utilisateur du Nexus One, enfin, d’Android en l’occurrence: le système de notifications. Aucune interruption brusque (contrairement à l’iPhone qui vous signale qu’il a déniché des réseaux wifi protégés inutilisables à chaque tentative d’ouverture du browser…), et on sait immédiatement quelle application dit quoi. Sur l’iPhone, il faut parfois dérouler 4 écrans du springboard avant de détecter la nouvelle pastille sur l’application ayant émis la notification. En parlant de springboard, de manière générale, celui du Nexus One est beaucoup plus réussi que celui de l’iPhone même si les finitions laissent à désirer. J’adore les widgets et le fait que je peux placer les raccourcis où je le souhaite sur chaque écran. J’aime moins les césures aléatoires dans les noms de raccourcis qui laissent une impression de “mal fini”.

Autonomie

Ex-aequo: 0 partout!

Bilan environnemental/ Fair Trade

Cela devrait être le point le plus important de mon petit comparatif, mais mea culpa, une fois encore, je me suis précipité sur un gadget de geek sans prendre le temps de m’interroger sur les aspects éthiques de la fabrication de l’engin (je parle du Nexus One, pour l’iPhone, on sait déjà que ce n’est pas terrible). A-t-il été fabriqué par des enfants esclaves? Avec des polluants chimiques non-maîtrisés?  Je me console un tout petit peu en me disant qu’en farfouillant a posteriori, je n’ai rien trouvé non plus concernant les conditions de fabrication du Nexus One par HTC. Ceci dit, je n’ai franchement pas la conscience très tranquille, je me doute bien qu’à ce prix-là, il est quasi impossible que tout soit complètement clean dans les processus de fabrication.

En résumé

Je ne recommande en aucun cas le Nexus One aux plus technophobes de mes amis, aucune envie de les dépanner tout le temps… Pour eux, l’iPhone fait en général bien l’affaire (sauf quand l’iTunes Store décide que tel achat ne peut plus être synchronisé avec l’iPhone, pour des raisons complètement cryptiques). Mais pour tous les autres, et ne serait-ce que sur le principe, ne serait-ce que pour ne pas avoir à sortir votre numéro de carte de crédit pour décharger des applications gratuites, passez sous Android immédiatement et faites avancer la science! Comme je le disais plus tôt cette année, Apple a réinventé le smartphone, c’est incontestable. Mais leur politique commerciale du retour sur investissement dans la minute combinée à leur autisme dans la prise en compte des besoins de leurs utilisateurs finissent toujours par leur interdire de rester longtemps numéro 1, même si leurs produits sont en général complètement révolutionnaires.

Jesse Brown: Save the Newspaper!

It says it all, doesn’t it?

Via Boingboing

Manque de professionalisme chez Postfinance

Après mes déboires avec les CFF, voici que cela recommence avec la poste. Youpeee! Moi et mes idées gauchistes… Voilà  où ça conduit: confiez votre relation bancaire à  des facteurs et vous aurez de quoi alimenter votre blog!

J’ai donc perdu mon porte-monnaie et bloqué immédiatement toutes mes cartes. Quelqu’un a retrouvé le porte-monnaie et me l’a restitué ce matin, et revoici mes cartes… Bloquées…

Dans l’intervalle, Postfinance m’a adressé sa facture pour le blocage de la carte (fou comme ils peuvent être rapides quand ils veulent) ainsi qu’un formulaire sur lequel je dois indiquer si je souhaite procéder au remplacement de la carte ou la réactiver. Formulaire à  retourner par courrier et qui sera traité selon leur bon vouloir (la dernier ordre passé par courrier concernant la succession de ma mère traîne sur une pile depuis 15 jours! Lorsque je les ai appelés hier, on m’a répondu que c’était “en cours”… “Désolé mais nous sommes débordés”)

Sans postcard, pas d’accès à  mon compte et surtout pas d’accès à  e-finance. Or nous sommes vendredi et je dois faire un transfert ce week-end: cette carte doit être débloquée dans la journée.

Pour comparaison, ma nouvelle carte VISA de la Cornèr Bank est déjà  entre mes mains et tout s’est fait par téléphone. Chapeau la Cornèr, même si je n’aime pas beaucoup votre business, je reconnais votre professionnalisme.

Or donc, je me rends avec mon formulaire à  un guichet de poste espérant que cela puisse accélerer la procédure: premier niet. “Je ne peux rien faire, il vous faut téléphoner à  la personne de contact figurant sur votre courrier”. Ce que je fais derechef. Ladite personne se nomme Vonlanthen, c’est rigolo, facile à  mémoriser pour une fois…

J’appelle, je dois expliquer ce que je veux avant qu’on me passe qui que ce soit. OK, j’explique. On ne me passe personne: “Désolée, nous ne débloquons pas les cartes par téléphone ou par fax. Renvoyez-nous le formulaire, on s’en occupe dès que possible” Sic!

Je raccroche, rumine un moment, m’énerve et rappelle. Je ré-explique mon histoire en annonçant d’emblée que si cette carte n’est pas débloquée aujourd’hui, je résilie tous mes comptes séance tenante et m’adresse à  des professionnels. Dialogue:
- Désolée mais ce sont nos procédures, je ne peux rien faire.
- Vous avez bien compris que je trouve que cela n’est pro, que je vais fermer mes comptes, inviter toutes les personnes que je connais à  le faire également et en parler sur mon blog? (wow, la menace!)
- Oui.
- En somme vous appliquez le règlement et n’avez aucun pouvoir de décision?
- Exactement, oui.
- Alors pourriez-vous me passer quelqu’un qui a un pouvoir de décision?
- Un instant s’il vous plaît…
[sa chef arrive quelques minutes plus tard, au courant de mon histoire...]
- Au fait, me dit-elle, j’y pense, vous pourriez passer à  un guichet!
- Fait, lui rétorqué-je, retour à  la case 1?
- Non, mais je veux dire, pas un simple guichet de poste, un guichet de conseil Postfinance. Vous êtes où?
- St-François
- Je consulte… C’est parfait, il y en a un St-François 15! Ils pourront débloquer votre carte immédiatement. (resic!)

3 personnes viennent pourtant de m’indiquer catégoriquement qu’il était impossible de débloquer cette carte aujourd’hui, même au risque de perdre un client fidèle (ça fait quand même 20 ans que j’ai ouvert ce compte!)

Mais l’histoire n’est pas finie… Je me présente à  8h50 au guichet de postfinance, et… On me fout dehors! Un petit monsieur manucuré, gominé et cravaté, un café à  la main, m’indique qu’avant l’heure c’est pas l’heure et que le guichet ouvre à  9h. Il veut boire son café tranquille. Formidable, non? Chauffage mis à  part, ça me rappelle la Roumanie des années 90… Bref, cela laisse dix minutes au petit monsieur pour boire son café, et ça m’en laisse autant pour soigner sa réputation et celle de postfinance sur internet avant de retourner à  son guichet. Mon petit doigt me dit que je n’ai pas fini de m’énerver…

Update dans un petit moment.

[UPDATE] Avec un peu de retard… Or donc, heureux dénouement: je suis tombé sur une charmante personne à  la réception des bureaux de Postfinance à  Lausanne. Elle a tout compris du premier coup, m’a débloqué ma carte en deux clics (tout ça pour ça!!) et a fait en sorte de placer le dossier de la succession de ma mère sur le dessus de la pile (j’ai même reçu un téléphone du centre de traitement tout à  l’heure pour m’annoncer que c’était fait et me demander si j’étais satisfait… Wow!)

Est-ce que la Poste est un peu moins autiste que les CFF ou est-ce juste qu’en gueulant un peu plus fort et un peu plus haut, on finit par obtenir gain de cause même dans des milieux où on applique si bien le règlement qu’on finit par perdre de vue l’essentiel ?

Franchement, je pense qu’il manque quelques têtes pensantes au sommet de ces institutions et que les gens qui y bossent doivent être assez malheureux. Ma supposition est que le manque systématique de reconnaissance conduit à  ces petits abus de pouvoir et autres petits actes de tyrannie à  chaque fois que l’occasion se présente… Pour des institutions qui prétendent être au service du plus grand nombre et donc de la démocratie, ça laisse un goût un peu amer… Dans la réalité, c’est juste à  qui gueule le plus fort.

Les CFF sont-ils vraiment si stupides ?

Chers CFF, je vous en prie, rassurez-moi, je refuse de croire que vous puissiez être si stupides !

Le problème : j’ai égaré hier soir mardi 19 janvier 2010 mon porte-monnaie en gare de Lausanne.

Croyez-le ou non, ce n’était pas par plaisir: mon programme d’hier soir était déjà  très chargé, deux heures de téléphones pour bloquer mes différentes cartes n’ont rien arrangé. Le porte-monnaie contenait non seulement toutes mes cartes, mais également mon abonnement général et un peu de cash. Par chance, quelqu’un l’a retrouvé et emporté chez lui avant de m’appeler. Il habite loin, nous nous sommes fixé rendez-vous vendredi matin (20 janvier) pour la restitution.

Me voici donc sans abonnement général jusqu’à  vendredi, sans cash, et sans moyen d’en retirer jusqu’à  ce que que mes cartes soit débloquées et remplacées.

Convaincu que les CFF étaient des gens intelligents, je me rends joyeusement ce matin au guichet de la gare de Lausanne, avant de monter dans le train, pour demander un document provisoire attestant que je suis bel et bien détenteur d’un titre de transport valable, même si je suis provisoirement empêché de le trimballer physiquement sur moi.

La désagréable Mme F. derrière le guichet me répond qu’elle peut me faire un duplicata provisoire qui me coûtera 5 francs par jour. Je trouve ça un peu gonflé car après tout j’ai tout de même payé le document en question quelque 3’100 francs, mais bon, il faut bien que Mme F. mange à  la fin du mois, donc ok.

Ça me fera 10 francs pour deux jours. Je demande à  Mme F. de me faire une facture car pour rappel, pas de porte-monnaie = pas de cartes = pas de cash (j’ai 1.60 en petite monnaie dans la poche de mon pantalon mais je doute que ça l’intéresse), réponse : NIET! « Je ne vais quand même pas vous faire crédit, j’ai ma caisse à  faire à  la fin de la journée ».

sic!

Je tente d’expliquer à  la brave Mme F. qui a sans doute aussi ses petits soucis, qui n’a peut-être pas fait son petit caca ce matin et qui est de mauvaise humeur, que je n’en veux pas à  sa caisse, mais que je demande juste aux CFF – à  qui je paie rubis-sur-l’ongle quelque 6’000 francs par année et qui savent où me trouver – de m’adresser une facture, une simple facture, payable à  10 jours. Ce n’est pas une demande de crédit !

Mme F. ne fait pas la différence, s’enflamme, s’emporte, peste, souffle, me refait le speech de la caisse en fin de journée. Je lui demande gentiment de ne pas s’énerver : si je trouve la réponse un peu affligeante, ce n’est certainement pas de sa faute à  elle personnellement! C’est la politique (ou plutôt le règlement ?) des CFF qui m’étonne.

Mme F. me fait remarquer que même si ce n’est pas personnel, c’est tout de même à  elle que je m’adresse. Point accordé, me dis-je mentalement. Mieux vaut changer d’interlocuteur, Mme F. n’est pas d’une grande aide, elle n’a aucune solution intelligente à  me proposer.

Alors CFF, je m’adresse à  vous : c’est quoi, votre problème ? Je regrettais ce matin de devoir prendre le train dans ces conditions… Contraint de resquiller car traité comme un voleur! Moi qui ai renoncé à  ma Prius par souci écologique et qui fais tout pour baisser mon bilan carbone, je regrettais ce matin de ne pas avoir de bagnole pour éviter de devoir rendre des comptes à  des gens qui me traitent comme un voleur alors que je leur paie des sommes énormes directement et que je finance leurs déficits par mes impôts.

De quel droit insultez-vous de la sorte vos plus fervents prescripteurs ? N’avez-vous aucune conscience de la portée de votre mission ? Êtes-vous des fonctionnaires sans vision qui se barricadent derrière des règlements qui ne correspondent à  aucune réalité concrète dans la vie des gens ?

Franchement, j’adorerais recevoir une réponse de votre part, du style : « Oops, c’est vrai, vous avez raison, vous n’êtes certainement pas l’archétype du bonhomme qu’on devrait traiter comme un voleur, nous allons revoir notre politique, nous vous prions de nous excuser et en attendant de récupérer votre précieux abonnement, sachez que nous partons du principe que vous dites la vérité et que votre mésaventure ne vous coûtera aucune amende ou taxe supplémentaire, nous sommes trop contents de vous compter parmi nos clients». Mais je ne me fais aucune illusion!

A bon entendeur!

Alan, vache à  lait frustrée

[UPDATE DU 22 JANVIER 2010, 16h30]

Je viens de recevoir l’appel du chef de Mme F.   Petit résumé de ses propos:

- Mme F. se sent très mal d’être ainsi nommément incriminée, elle ne voulait pas ce qui est arrivé;

- Elle a commis une erreur, au lieu de se sentir visée et de se barricader derrière son règlement, elle aurait simplement dû m’inviter à  monter dans le train et à  suivre la procédure standard pour les abonnements oubliés: en cas de contrôle, j’aurais reçu un papier m’invitant à  m’acquitter des fameux 5 francs par jour dans les 10 jours (c’est finalement tout ce que je demandais!);

- Son chef estime qu’elle a commis une maladresse, mais que c’était sans doute en toute bonne foi, pas pour abuser de son pouvoir, estimant qu’on n’en a pas beaucoup derrière un guichet;

- Je recevrai la réponse officielle des CFF par voie séparée (je la posterai ici, promis!) et qu’en ce qui le concerne, il m’invite à  passer boire un verre avec lui à  l’occasion (sympa ;) )

Bref… Je ne suis pas un monstre, je retire derechef le nom de Mme F. de ce post. Elle vient de découvrir qu’en étant désagréable au guichet, on peut se retrouver avec une sale réputation dans google. C’était en partie le but de ma démarche: démontrer qu’on ne peut pas traiter les gens n’importe comment, ils ont du pouvoir aussi, et beaucoup plus qu’on le croit.

Pas le temps d’épiloguer maintenant, mais je ferai un petit update quand j’aurai reçu la position officielle des CFF.

a+

a.

[UPDATE DU 25 JANVIER 2010]

Reçu l’officielle, très officielle, réponse officielle:

Ref. KUDI2918581 (c’est moi ;) )

Accueil au guichet de la gare de Lausanne

Monsieur,

Votre courriel a retenu toute notre attention et nous vous remercions de nous avoir fait part de vos constatations. Nous regrettons vivement que l’attitude de notre collaboratrice du guichet de la gare de Lausanne n’ait pas correspondu à votre attente et nous vous présentons nos excuses.

En cas d’oubli de l’abonnement général, le voyageur peut directement s’acquitter d’une franchise unique de 5.- CHF et voyager avec ce titre complémentaire toute la journée.
Il arrive fréquemment que des voyageurs oublient leur portemonnaie et se retrouvent ainsi sans argent, ni abonnement. Dans ce cas, il suffit de monter dans le train et de s’adresser au contrôleur, qui établira un formulaire ad-hoc. Le client est prié ensuite de se présenter dans une gare dans les 10 jours afin de régulariser sa situation. (Présentation de l’abonnement et paiement de la franchise de 5.- CHF)

En vous remerciant de l’intérêt que vous portez à la qualité de nos services et en réitérant nos excuses, nous vous prions d’agréer, Monsieur, l’assurance de notre considération distinguée.

Charlotte ******* (cette fois, j’ai retiré le nom tout de suite, ça m’évitera un téléphone)
Service clientèle Région Léman
————————————————————-
Chemins de fer fédéraux suisses CFF
Division Voyageurs
Service clientèle
Place de Cornavin 7, CH-1201 Genève
Téléphone: 0800 401 401
serviceclientele@cff.ch
www.cff.ch

Bof bof… C’est gentil de me faire des excuses et de me traiter comme un client plutôt que comme un voleur, mais bon… Je braille que je déplore un manque de vision, je leur demande s’ils comprennent bien l’enjeu de leur mission ou s’ils ne savent brandir que le règlement, et on me brandit… LE RÈGLEMENT!! En y mettant les formes, certes, mais le règlement quand même. Merci chers CFF, je mourrai moins idiot: vous avez répondu à ma question, c’est tout ce que je demandais. Par l’affirmative et avec plus d’aplomb encore que je n’eusse pu l’imaginer. La question était, pour rappel, “Les CFF sont-ils vraiment si stupides?“…

Why I’m so excited about Google’s Nexus One

With the iPhone, Apple indisputably reinvented the smartphone. Everything produced by competitors will be compared to the iPhone for some time, exactly as every personal computer some 3 decades ago would be compared to the MacIntosh.

A little perspective first:

Apples original Mac (source: Wikipedia)

In the early eighties, Apple did not actually invent the personal computer. They only set the rules to make computers usable by non IT specialists: It all seems so obvious now, but it wasn’t back then! Computer users needed a graphical OS interface, a pointing device, WYSIWYG fonts and applications. Apple found out how to transform a nightmarish experience (remember the IBM PC XT anyone? With DOS 2.11!) into something really cool! No command or shortcut to be learned by heart such as the (in)famous CTRL+ALT+DEL). You just went “WOW!” instead of “GASP!”, and this has probably always been Apple’s main strength.

Apples iPod (source: Wikipedia)

Ditto with the iPod in 2001: exit the nightmare. With a remarkable ecosystem, (one application – iTunes – to do the boring stuff (rip, convert, index and later on subscribe to podcasts), the iTunes Store to enable people to buy – in a couple of clicks and for a reasonable price – the music they want to carry around, and an actual object incredibly simple to use and appealing), the iPod literally ejected its competitors and imposed itself as THE personal music device.

Apple ARE brilliant at shifting paradigms! And the iPhone is certainly not the least of their revolutions! This was just fantastic! As far as I’m concerned, my iPhone is an extension of my brain. I rely on it for almost everything: to find, discover and organize things, to stay in touch, to learn. It is also extraordinary as an entertainment device. And it just works. I’ve probably rebooted my Sony Ericsson phone half a billion times just because it freezes when I’m in a rush; I have rebooted the iPhone twice in a couple of years and never ever lost the bookmarks of my audiobooks…

The Nexus One (source: Wikipedia)

So why am I so excited about Google’s Nexus One?

Creative inventors are not necessarily good managers in the long run and this is especially true about Apple! Despite my admiration ever since the eighties, I haven’t yet switched to Mac for my laptops (though I’m almost sure the next one is a Mac). Why? Because for one, I couldn’t conceive of using a trackpad without its most ergonomic feature since the nineties: the right-click to unfold a contextual menu. For years, Apple just wouldn’t understand how important this feature was to the users. They’ve eventually changed their position on this one now and that’s why I’ll probably switch to a MacBook Pro this year. But still, I’ll have to become clever enough to remember how to perform a screen capture without a [PrintScreen] button, to erase text without the [delete] button, to remember how to type a backslash or a square bracket on a Swiss keyboard! There are plenty good ideas out there and Apple is just autistic to them! The same happens with the iPhone: A very ordinary use-case would probably consist in syncing your music with your home computer and your business contacts with your work desktop. Ever tried this with iTunes? Well I have! This has taken me ages and I have never quite achieved it. The other thing I totally despise with both the Mac and the iPhone is the very poor handling of edge-cases and errors. All that works fine is pretty straightforward, but whenever anything goes wrong, good luck with finding out what the problem is and how to solve it! You get no error message, you have no clue as to how things are organized, where to find the settings, where to find help. Already tried to remotely assist a non tech-savvy friend whose iTunes and iPhone suddenly gave up synchronizing? If you have, I’m sure you’re getting my point!

Moreover, Apple’s business model is an impediment to an enjoyable user experience. On the one hand, the iPhone makes you totally addicted to the mobile Internet (at least since it supports 3G, which has taken quite a while), on the other, it practically forbids you from accessing the Internet when you are travelling abroad, between 2 wi-fi spots, since it gets locked if you change the sim card! To me, this is totally unacceptable. Hard to believe that their user-centered design made the whole thing such a cool experience… Who still cares about the user when heavy money is at stake?

Regarding the AppStore, which has become a big mess with time, how dare Apple simply refuse the apps that compete with its own software? Even Microsoft hasn’t been that far! Why can’t 3rd-applications run in the background on the iPhone? Why is Flash not an option when the format represents the largest market share of online video formats?

How can you be so visionary on the one hand and so short-term-oriented as far as the business model is concerned on the other? How long did Apple think its concept would remain unchallenged? How long did they think they would abuse people with their monopolistic position ? Well… It is a fact that without Google, this situation probably could have lasted forever indeed. Not one of the major players has been able to compete with the iPhone so far.

I haven’t tried the Nexus One yet, and I have no doubt that the finishing touches probably don’t meet Apple’s standards and can’t stand the comparison with the iPhone. But who cares? What I love about the Nexus One is the idea of openness. The idea that I can sync whatever I want whenever and wherever I want to. And that I don’t even need to actually sync devices with one another using a cable, Android is one generation ahead of that. All formats are supported. I can change the sim card if I wish to. And even the battery ;) I can use my A2DP Bluetooth headset again (never worked properly with the iPhone 3GS!), and iTunes can be relegated to wherever it belongs.

Sorry Apple, as much as I admire your capacity to invent, reinvent and bring order out of entropy, I’m not loyal enough to forgive you for holding people hostages as long as you can. There is nothing cool about that kind of experience.

Google, I know I should be scared of you. I know you know everything about me. I’ve just realized how many apps of yours I use every day and how totally dependent I am on you. But so far, dear Google, you have never cheated. You are probably even better than Apple at shifting paradigms; with a  huge difference in the application though: you have always privileged openness and “win-win” strategies and I just love you for that! If your phone is as good as your software, it shouldn’t take me too long to forget the iPhone. I can’t wait…

L’avenir de la presse écrite, selon Moritz Leuenberger

Enorme! Extrait d’une interview de notre Conseiller Fédéral Moritz Leuenberger dans L’Hebdo du 19 mars 2009:

L’Hebdo: Internet va finir par tuer la presse imprimée. Non?

Moritz: Je le conteste. Se balader avec L’Hebdo dans la main, c’est comme porter un bijou très précieux (sic!) Aussi longtemps que ce sera un symbole de statut social et tant qu’on pourra écraser une mouche avec son journal, la presse imprimée existera. Avec l’internet, on n’a encore jamais réussi à  supprimer une mouche.

Voilà  un vision construite et argumentée à  laquelle on ne peut qu’adhérer sans réserve ;)

Club Med, tous les bonheurs du monde à … Gaza!

Triste illustration de l’absence de dialogue entre responsables éditoriaux et commerciaux? Sinistre absence d’éthique fondamentale? Ou peut-être juste utilisation d’un logiciel dépourvu de bon sens primaire, n’imaginant pas que la première et la 4e page de couverture peuvent se retrouver côte à  côte dans la vraie vie?

C’est l’Hebdo d’aujourd’hui… Si on a le malheur de le laisser traîner ouvert, l’impression laissée par ces pages mises côte-à -côte donne froid dans le dos! “Club Med, tous les bonheurs du monde – GAZA”.

Et je ne me prononce pas sur le cynisme de notre société…

Les joies du Club Med à  Gaza? Hebdo du 8 janvier 2009

Les joies du Club Med à Gaza? Hebdo du 8 janvier 2009

Money as a debt

This incredible 50 minutes video goes in depth into the mechanisms of money creation, the role of debt, and, enventually, how and why each of us (and all our institutions!) are ultimately enslaved to banks.

A must-see!

Via le Blog à  Ollie

The Shift Movie

Just stumbled on this via http://www.wethechange.com/ while reading my daily feeds. Now… That really speaks to me: a film made by collective forces for the collectivity to make things actually change.

The idea is just so inspiring… It makes me feel everything is possible.

Please go and see the trailer and do what ever you can to support the project:

The film’s website: http://www.theshiftmovie.com/ (you can skip the e-mail bit if you wish)